• Le Soldat de Conlie

    Ce poème mis en musique par le groupe An Triskel:



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  • Tiré de l'album "Kroazh Hent" du groupe An Trislell (1976)
    d'après un poëme de Per-Mari Mevel de Plonevez-Porzay (près de Plomodiern 29)

    Di-dostait, mignoned,
    Deus ar barrez Plodiern (bis)
    Ma kontin deoc'h va zourmant
    Lalala lalala_lèno
    Ma kontin deoc'h va zourmant
    Me zo bet en ifern


    E Conlie 'm-eus tremenet
    Ouzhpenn daou viz hanter
    O gouzañv merzherinti,
    An naon hag ar vizer.


    Ar Jeneral Keratry
    Hag an "noblisite"
    A c'halve ar Vretoned
    Da sevel an arme


    Evit saveteiñ ar vro
    Partial a rankan
    Hag an dour em daoulagad
    Kenavo a lâran.


    Ni oa kaset da Conlie
    Da ober pinijenn
    Da zebriñ bara loued
    Er fank hag el lagenn


    Ar yenijenn, ar glac'har,
    An hirnez, ar c'hleñved
    A lakas meur an hini
    Da gousked er vered.


    Que nous importent, a lârent,
    Ces Bretons bretonnants
    A Conlie c'est d'la piétaille
    Ramassis de chouans.
     

    Nota: Nous avons trouvé deux ou trois chansons d'époque qui évoquent le camp de Conlie,
    mais aucune n'en parle vraiment !
    Il s'agit plutôt des traditionnelles "lamentations" du soldat qui doit partir...

    On en a trouvé une dans laquelle le partant dit "adieu" tour à tour à chaque habitant de son village
    (un couplet pour chacun ! - c'est long, même en breton).


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  • Ebrel 1976 e galleg:


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  • Déjà, en 1976...

     

    Kazetenn Pobl Vreizh deus miz ebrel, 1976


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  •  Cadeau de Noël

    Extrait du journal «Le Peuple Breton» numéro de août 1974

    A propos des fest noz

               «En dépit des prêtres, du diable et de ses cornes, les jeunes gens se tournent terriblement
                vers les danses» (vieille chanson).

     Le fest noz était une sorte de manifestation qui concluait autrefois, surtout en Cornouaille, les travaux difficiles de la campagne: le défrichage, l'aire nouvelle, la moisson; il y avait alors une danse à convenance pour que les laboureurs détendent leur corps engourdi à force d'être plié et sollicité pendant la journée.

     C'était aussi une manière de s'amuser ensemble une fois la journée terminée et il mettaient dans la danse le même esprit collectif que dans leur travail. En fest noz, de plus, on entendait se déployer des chansons composées anciennement et des chansons plus récentes; sur des histoires d'autrefois et ce dont parlent les journaux aujourd'hui.

     Perdus ou presque un peu avant la dernière guerre, les fest noz sont repartis, vers les années 50, à Poullaouenn, en delà et au pays même, grâce à Loeiz Roparz et ses camarades, paysans des Monts d'Arrée. Petit à petit, la mode est revenue au pays et maintenant, il n'y a aucun coin de Bretagne où on n'organise un fest noz. Une chose sûre, les fest noz actuels ne ressemblent plus exactement à ceux d'autrefois, mais l'atmosphère et l'esprit sont restés tout de même. Les gens affluent parfois de loin, pour le plaisir de se retrouver ensemble afin d'oublier les tracas de ce «morceau de terre-à-patates». Il y a en plus, parmi les jeunes, quelque chose d'autre assez difficile à exprimer. L'envie de s’enraciner dans leur pays de naissance, de défendre le breton et la culture bretonne, oppressés depuis des siècles; l’envie aussi d'oublier les plaisirs «tout faits» et la culture «merde de chien» diffusés dans tous les lieux avec la même tournure par des marchands sans scrupule, remplissant leur porte-monnaie.

     Mais il faut faire attention, car on commence à trouver dans les fest noz, les défauts des bals modernes. Quels défauts alors ?

     - D'abord, beaucoup sont préparés par des gens qui ne connaissent rien «aux choses bretonnes», qui n'y sont pas intéressés, des gens qui ne voient que gagner de l'argent et jettent leur grappin sur les fest noz, puisque c'est la mode.

     - Ensuite, le «kan ha diskan» va «à reculons» petit à petit; à la place des paysans, on trouve des groupes, de qualité souvent, mais enclins à demander beaucoup d'argent car la musique est pour eux un métier.

     - On voit aussi, dans beaucoup d'endroits, des gens qui viennent au fest noz, non pour danser mais pour «charger leur corps» de cidre ou de chouchen et en outre pour se battre.

     - En plus, je ne crois pas qu'il sera toujours possible de chanter les mêmes chansons ou de danser les mêmes danses; il faudra créer des choses nouvelles un jour ou l'autre. Un peuple qui ne crée pas, va vers sa fin. Tradition, bien sûr, mais invention aussi !

     Le fest noz doit rester «l’École du Peuple Breton» et le moyen d'avancer le combat pour une vraie civilisation du peuple breton; pour que cela reste entre les mains des bretons captivés par leur pays et la langue; pour qu'acceptent les chanteurs et les sonneurs de chanter ou de sonner pour leur plaisir et pas seulement pour remplir leur porte-monnaie; pour que soit étendue la place du Breton; pour que l'on apprenne aux jeunes à danser d'une manière convenable et pas seulement «bouger leurs poux»; pour que se lève un jour, du vieux fest noz, un nouveau fest noz aussi breton que l'autre, capable de mieux s'adapter à la culture d'aujourd'hui.

    Fañch Peru   A propos des fest noz 

     

    Article encadré, trouvé dans nos "vieilleries"

    Pobl Vreiz a été la publication d'un parti politique breton: l'UDB ou Union Démocratique Bretonne. Ce parti existe toujours, et l'un de ses représentants connu est
    Pierre Morvan, président de la Fête du Chant de Marins de Paimpol.

    Vous trouverez plus d'informations sur Fañch Peru, qui signe l’article, sur Wikipedia.

    Ceci est publié au titre de la curiosité culturelle, et n'est en aucun cas un acte de prosélytisme politique.

     


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