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     Ar bokedoù goañv  Ar bokedoù goañv

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    I
    Bleunioù ’r maezioù ’vez kuñtuilhet
    Pad an hañv gant an « douristed »
    'N hon farkoù, ’n hon frajoù
    'Dastumont bokedoù.

    II
    Deomp bremañ, bugale ’r maezioù,
    Teñzor kevrinus hon c’hoajoù ;
    Ar bokedoù goañv
    Zo, sur-mat, ar c’haerañ.

    III
    Delioù glas-sklaer, delioù glas-du.
    Gant perlez gwenn, gant perlez ruz :
    Gargel hag uhelvarr
    'Ra bokedoù dispar.

    IV
    Raden bihan glas liestroad
    Pe raden derv, spoue ouzh o zroad
    'N ur gouevrenn lugernus
    'Ra ur podad marzhus

    V
    Ar boned-kornek, pe skav-gwrac’h
    Daou anv plijus, me ’lâr dac’h
    Gant he frouezh ruz fentus
    'Ra ’r boked dudius.

    VI
    Delioù derv-gwenn, delioù fav-put
    Stourmet ganto eus avel-yud :
    'N ur pod priaj Kemper
    A ra bokedoù kaer.

    VII
    Rask, fregon, gougel, bug, beuz-bleiz !
    E anv ’n deus ’ta ’barzh e Breizh ?
    Ar boked koant damzu,
    Gant boulloùigoù ruz.

    VIII
    Bleunioù melen hon lann kraket
    A ra ur boked alaouret.
    Ur gwir voked breizhat !
    Ha karget a c’hwezh vat.

    IX
    Gant delioù gargel hag ilioù
    Ni ’ra ivez garlantezioù
    Traoù koant a zo e-leizh !
    Kuzhet e maezioù Breizh.

    X
    D’Itron Varia Rozera
    Ginnigomp ar boked kaerañ
    Vel merk a garantez
    Ha gantañ un ave.

    Ar bokedoù goañv

        I
    Les fleurs des champs sont cueillies
    Durant l'été par les « touristes »
    Dans nos champs, dans nos prés
    Ils ramassent des bouquets.

    II
    Venons, maintenant, enfants des champs
    Trésors mystérieux de nos bois ;
    Les bouquets de l'hiver
    sont sûrement les plus beaux.

    III
    Feuilles vert clair, feuilles vert foncé
    Avec des perles blanches, avec des perles rouges :
    Petit houx et gui
    Font des bouquets sans pareil.

    IV
    Petite fougère vert liestroad (1)
    Ou polypode, mousse (à nos pieds)
    Dans un pot en cuivre brillant
    Font un bouquet merveilleux

    V
    Le fusain,ou l'érable champêtre
    Deux jolis noms, moi je vous le dit
    Avec son drôle de fruit rouge
    Fait un bouquet charmant.

    VI
    Les feuilles de chêne, les feuilles de hêtre
    Résistantes dans les vents hurlants :
    Dans un vase de faänce de Quimper
    Font des jolis bouquets.

    VII
    «Rask», «fregon», «gougel», «bug», «Buis-du-loup» !
    Combien de noms as-tu en Bretagne ? (2)
    Un beau bouquet noirâtre
    Avec des baies rouges.

    VIII
    Fleurs jaunes (de) nos ajoncs nains
    Font un bouquet doré
    Un vrai bouquet breton !
    Chargé de bon parfum.

    IX
    Avec les feuilles du houx et du lierre
    Nous faisons aussi des guirlandes
    De belles choses il y a en quantité !
    Cachées dans les champs bretons.

    X
    Pour le Rosaire de Notre-Dame Marie
    Nous offrons les plus jolis bouquets
    En signe de dévotion
    Et avec un
    « ave ».

    Ar bokedoù goañv

    Notes: 1 - Après avoir consulté Henri Le Naou et Yann Ber Le Guyader (Radio Kreiz Breizh) il semble que cette plante soit la cigüe, l'ornante safranée. Elle est appelée pempbiz en Centre Bretagne.
              2 - Le "petit houx"

    Angela Duval, Genver 1961

    Graet ’vit merc’hedigoù skol gristen Tregrom, da ganañ gant pep a voked. War don "An Hini Gozh"

    Ar bokedoù goañv

     Sur le site daoupedri.fr : les paroles de "Pardon Spezet".


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  • AN DURZUNEL

    La Tourterelle 

    Eus an noz hag ar mintin
    Me 'glev al lapoused
    O kanañ ho frigonin (pedennoù deus mintin)
    War ar bodoù kludet
    Met 'm eus me un anken
    Hag a bik va c'halon,
    Evel mouezh an durzunel
    O ouelañ d'he mignon.

    Kalz amzer am eus kollet
    O furchal ar c'hoajoù
    'Vit surprén (sebeziñ) an durzunel
    > Kousket war ar brankoù
    Aozet am euz va emors
    Ha tennet am euz fall
    Achappet an durzunel
    Ha nijet ar c'hoat all.

    "Petra, durzunel yaouank,
    Ha dourmant da galon ?"
    "Kollet am eus, emezi,
    Ma mignon feal.
    Mar na zeu ar chasséour
    Da ober d'in mervel
    Me varvo gant ar glac'har
    Da va mignon feal.

    Hirvoud a ran noz ha deiz
    Gant ar boan ar glac'har
    Evel an intanvez paour
    An deuz kollet e far.
    Ma na zeu ar chasséour
    Da ober d'in mervel
    Mé varvo gant ar glac'har
    Da va mignon feal."

     

    Toute la nuit jusqu'au matin
    J'entends les petits oiseaux
    Qui chantent leurs matines
    Perchés dans (sur) les bosquets
    Mais j'ai une angoisse
    Qui me perce (et un pique) le coeur
    Comme la voix d'une tourterelle
    Qui pleure sa compagne

    Beaucoup d temps j'ai perdu
    A fureter dans les bois
    Pour surprendre la tourterelle
    Endormie sur les branches
    J'ai prépéré mon amorce
    J'ai tiré de travers (mal)
    La tourterelle s'est échappée
    Et s'est envolée vers un autre bois.

    "Pourquoi, jeune tourterelle
    ce trouble dans ton coeur ?"
    "J'ai perdu, dit-elle
    Mon fidèle ami
    Si le chasseur ne vient
    Me faire mourir
    Je mourrai du chagrin
    De mon fidèle ami

    Je soupire nuit et jour
    A cause (avec) de la peine et du chagrin
    Comme une pauvre veuve
    Qui a perdu son époux.
    Si le chasseur ne vient
    Me faire mourir
    Je mourrai du chagrin
    De mon fidèle ami 

    La traduction que vous attendez tous.....

     


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  • Karantez Vro, (L'amour de mon pays)

    amañ eo ar barzhoneg skrivet bez eus hanter-kant vloazh...

    (Voici un poème écrit il y a tout juste cinquante ans...)

     

    E korn va c'halon 'zo ur gleizenn (Au fond de mon coeur il est une blessure)

    'Boe va yaouankiz he dougan, (depuis ma jeunesse je la porte)

    Rak, siwazh, an hini a garen (car, hélas, celui que j'aimais)

    Ne gare ket pez a garan. (n'aimait pas ce que j'aime)

    Eñ ne gare nemet ar c'herioù (lui n'aimait que les villes)

    Ar morioù don, ar broioù pell; (les océans, les pays lointains)

    Ha me ne garan met ar maezioù (et moi, je n'aimais que les champs)

    Maezioù ken kaer va Breiz-Izel. (les champs si beaux de ma Basse Bretagne)

     

    Red oa dibab 'tre diou garantez, (J'ai dû choisir entre deux amours)

    Karantez-bro, karantez-den. (celui de mon Pays et celui d'un homme)

    D'am bro am eus gouestlet va buhez (A mon Pays j'ai offert ma vie)

    Ha lezet da vont 'n hini garen. (et j'ai laissé partir celui que j'aimais.)

    Biskoazh aboe n'am eus e welet, (Jamais depuis je ne l'ai revu)

    Biskoazh klevet keloù outan. (jamais connu de ses nouvelles)

    Ur gleizenn em c'halon 'zo chomet (une blessure dans mon coeur est restée)

    Pa ne gare ket pez a garan. (parce qu'il n'aimait pas ce que j'aime)

     

    Ped den a dle heuilh a donkadur (Chaque homme doit suivre sa Destinée,)

    Honnezh eo lezenn ar bed-mañ (ceci est la loi de ce monde)

    Gwasket oe va c'halon, a dra sur, (Meurtri fut mon coeur, bien sûr,)

    Pa ne gare ket pez a garan. (mais il naimait pas ce que j'aime.)

    Dezhan, pinvidigezh, enorioù, (A lui richesses et honneurs,)

    Din-me, paourentez ha dispriz. (A moi pauvreté et mépris)

    Met ne drokfen ket 'vit teñzorioù (Mais je n'échangerais contre nul trésor)

    Va Bro, va Yez ha va Frankiz ! (mon Pays, ma Langue et ma Liberté)

     

    Anjela DUVAL, kerzu 1963. (Décembre 1963)


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  • Noël evit goulenn ar c'halanna

    Noël pour demander ses étrennes

    BOUGIE~1

    Eur bloavez mat a reketan

    Une bonne année je vous souhaite

    D'a kement den zo en ty-mañ

    A toutes les personnes de cette maison

    D'an ozac'h ha d'ar c'hwreg ivez

    Au mari et à la femme aussi

    Fortuinoù kaer d'ar vugale

    De beaux mariages pour leurs enfants

     

    Deut on d'a glask ma c'halanna

    Je suis venu chercher mes étrennes

    N'on ket bet c'hoazh ur bloazh mañ.

    Je ne suis pas déjà venu cette année

    Da vloazh e teuin adarre

    L'an prochain je viendrai encore

    M'ar bevañ bev d'ar benn-neuze

    Si je suis en vie pour ce temps là.

     

    Ne c'houlennañ ket kalz a dra

    Je ne demande pas grand chose:

    Nemet ken an tamm bara

    Rien qu'un morceau de pain

    Eur banne ar lambig pe un tamm kouign

    Un coup d'eau-de-vie ou un morceau de gâteau

    M'ar de ho madelezh da rein din

    S'il est de votre bonté de m'en donner

     

    Ma rochet a zo fall dija

    Ma chemise est mauvaise déjà

    Roët un all din da wiskañ

    Donnez-m'en une autre pour m'habiller

    Ul lavreg pe ur jiletenn

    Une culotte ou un gilet

    Ul leroù pe ur botoù

    Des bas ou des sabots

     

    Ma bonet a zo leun doulloù

    Mon bonnet est plein de trous

    Ma fenn sklasset gant ar rioù

    Ma tête glacée par le froid

    Plijet ganeoc'h dre vadelezh

    Qu'il vous plaise par charité

    Prenañ din ur bonet nevez

    De m'acheter un bonnet neuf

     

    Arc'hant a gemerañ ivez

    De l'argent, j'en prends aussi

    Yalc'h da lakaat zo deut ganin

    Une bourse pour le mettre est avec moi

    Nav pe zek gwenneg, pe ouzhpenn

    Neuf ou dix sous, ou davantage

    Ar moneiz pe an arc'hant gwenn

    En monnaie ou en argent blanc

     

    Ma roït din-me ma c'halanna

    Si vous me donnez mes étrennes

    N'am dalc'hit ket pelloc'h amañ

    Ne me retenez pas plus longtemps

    An heol hep hezañ a ra en dro

    Le soleil sans s'arrêter fait son tour

    A me a chomm amañ atao.

    Et moi je reste ici (bas) toujours.

    NOEL D~2

    Chant de  quête composé en 1830 par Gabriel Perrot de Saint-Pabu,

    d'après "L'Enquête Fortoul" Vol. 2 - éditions DASTUM

    Corrigé pour être plus conforme à l'orthographe unifiée.

    Note: traduction faite "au plus près" des mots bretons.


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  • Bloavezh mat d'holl dud an ti-mañ

    Bonne année à tous les gens de cette maison
    Bloavezh mat digant Doue !

    Bonne année avec l'aide de Dieu
    Levenez d'ar re yaouankañ

    Joie pour les plus jeunes
    D'ar re gozh, yec'hed, buhez
    Pour les vieux, santé, vie


    D'ar mevel, kalon d'al labour

    Pour le domestique, courage au travail
    'Pad ar bloaz ur vestrezig !

    Toute l'année une maîtresse

    D'ar plac'h a di kant servijour,

    A la fille de la maison cent serviteurs
    Ra 'do buan ur gwazig

    Et au plus vite un (petit) mari

    D'an daou bried, yalc'h en armel,

    Aux deux époux, une bourse bien garnie
    Evit prenañ buoc'h pe leue,

    Pour acheter une vache ou un veau
    Ra vo joaüseet o c'havell

    Que vienne la joie dans le berceau
    Gant un neizhiad bugale

    Avec une nichée d'enfants


    D'ar c'henwerzher ur diretenn

    Au commerçant un tiroir-caisse
    Karget a vilhejoù bank,

    Plein de billets de banque

    Ra welo bemdez prenerien

    Qu'il voie tous les jours des acheteurs
    O varc'hata diouzh ar bank

    Marchander à son comptoir

    Ra 'no peb Breizhad, ar bloaz-mañ,

    Pour chaque Breton, cette année,
    Madoù 'n douar hag an neñv,

    Les meilleures choses de la terre et du ciel
    Ra gano 'r barzh, hep ehanañ,

    Que chante le barde, sans s'arrêter
    Ar Brezhoneg hag ar Feiz

    La langue bretonne et la Foi

     

    Source

    Le recueil "Taldir, 20 chansons populaires" publié en 1936 (Editions Henry Lemoine). Taldir est un chanteur breton du début du siècle, de son vrai nom François Jaffrenou


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