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    Nous vous rappelons que le texte ci-dessous n'est pas une leçon de Français, mais une traduction qui vous permettra de retrouver plus facilement l'équivalence entre mots français et mots bretons. Texte finalement assez difficile...

     

    Mauvaises herbes ou plantes délicieuses ?

     

    Le mot «louzoù» en breton est très ancien. Cela vient du vieux breton et servait aussi bien aux légumes, «plantes à manger» qu'aux «plantes à guérir les gens». On dit encore «plantes de cuisine» comme «plantes mangeables». Petit à petit on a changé le sens et c'est employé pour parler des «médicaments», cachets et toutes sortes de choses. Mais cela est venu nouvellement dans la langue.

     

    Un autre sens est souvent entendu au jour d'aujourd'hui: c'est de parler de «mauvaises plantes», les mauvaises herbes du jardin. Mais en vérité, beaucoup d'entre elles peuvent être utilisées en médecine ou pour nous alimenter. On a perdu la plus grande partie de ces connaissances là. On dit «mauvaises herbes» maintenant, à la place de dire des «plantes sans nom» ou dont on a oublié la (leur) valeur. Autrefois les gens savaient bien, à la campagne, quelles qualités, bonnes ou mauvaises, pouvaient avoir ces plantes, parce que les gens étaient plus près de la nature.

     

    En breton, le mot «louzoù» est un collectif, pour dire, qui est employé quand on parle à propos de beaucoup de plantes, une famille, une catégorie.Quand on parle seulement d'une, on emploiera plutôt le mot «louzaouenn» et une chose «captivante» est de chercher le mot dans le dictionnaire (une page entière du «Favereau» -ndlr). Vous verrez combien le vocabulaire est riche pour ce mot là: la plante contre la fièvre (germandrée ou centaurée), la plante pour les yeux (chélidoine), la plante contre la toux (tussilage), la plante pour les plaies (pyrole), et tant d'autres... De cette manière, on voit la richesse des connaissances des gens d'autrefois sur les plantes et la nature. Il nous faut apprendre avec nos aînés qui nous entourent et connaissent encore sur ces choses là, avant que cette science ne parte à jamais. Au jour d'aujourd'hui, beaucoup de gens se tournent vers les plantes et avec raison: pour nous soigner et guérir avec des choses naturelles à la place des «médicaments chimiques», cachets, et tout et tout... C'est la mode maintenant de ramasser les plantes et de les manger après. C'est une manière sans pareille de faire connaissance avec le pays environnant, avec les plantes pour changer notre regard sur elles. On ne voit plus les jardins et les talus de la même manière quand on a (attrapé) l'expérience des plantes. Salades et légumes se trouvent partout finalement. C'est un sentiment noble et agréable.

     

    Pourtant il faut faire attention quand même, car ça peut être dangereux quand on s'enhardit à ramasser des plantes sans aucune expérience. Il est plus sage d'étudier et d'apprendre avant dans les livres ou dans des sorties accompagnées par des gens compétents. Alors une fois habitué à connaître les plantes tout au long de l'année, on peut aller hardiment en chercher pour préparer des mets délicieux. Car il faut savoir qu'une plante n'a pas le même aspect pendant l'hiver quand on la voit sans feuilles que pendant l'été quand elle est en fleurs. Par dessus le marché, quand on ramasse les bonnes plantes dans notre jardin, dans les bois ou sur la grève, on inspire de l'air frais. Sur les étals on « fréquente » des plantes différentes de celles dont nous avons coutume quand nous allons faire nos courses dans les supermarchés. Avec la manière de vivre aujourd'hui et (d'aller) avec la société de maintenant il ne nous reste plus beaucoup de temps pour ces fantaisies. Alors quand on prend un peu de temps pour faire un tour dans les bois ramasser des plantes, on retrouve le lien qui a été déchiré entre l'homme et la nature. Comment devenir (à être) compétent sur les bonnes plantes sans faire de sottise ? Petit à petit l'oiseau fait son nid, comme on dit, c'est interdit d'aller trop vite, au début on fait avec ce qu'on trouve autour de soi et nous reconnaîtrons les plantes que nous apprécions tout de suite pour les employer et les cuisiner tous les jours.

     

     

    Soupe aux orties à la manière de Nicole (pour 4 personnes).
    Quand mange-t-on cette soupe-là ? Au printemps; dans votre jardin ou dans la nature, quand on trouve facilement des feuilles d'orties, vous pourrez préparer cette soupe. J'avais goûté cette recette avec une amie appelée Nicole. Depuis plus de vingt ans elle est devenue végétalienne. Elle n'arrête jamais d'inventer de nouvelles recettes meilleures l'une que l'autre. Je la remercie de m'envoyer tant d'idées nouvelles pour m'étonner. Je ne sais combien de fois cela est arrivé (dans) ces dernières années de goûter ses nouvelles recettes. Alors voici la soupe aux orties:


    Ingrédients:
    2 bolées d'orties, 1 oignon, 1 pomme de terre, 1 verre de lentilles ou la sorte de pois que vous aimez, pois chiches par exemple, ou fèves (haricots blancs).
    1,5 litres d'eau, sel ou miso (pâte de soja toute faite) et des épices selon vos goûts.

     

    Pas à pas :
    1 – Mettez les lentilles à tremper 12 heures, changez l'eau et laissez de côté.
    2 – Émincez (fin) l'oignon, épluchez ou pelez la pomme de terre et coupez la en petits morceaux. laissez de côté. Lavez les feuilles d'orties et coupez-les finement.
    3 – Roussissez les morceaux d'oignon avec une goutte d'huile dans un chaudron, et quand ils sont roussis et joliment colorés, ajoutez les lentilles (qui étaient en train de tremper), plus 1 litre et demi d'eau. Mettre aussi la pomme de terre. Et pour finir ajouter les feuilles d'ortie.an><
    4 – Pour terminer, laisser à peine 5 minutes sur feu doux (on garde mieux les vitamines quand c'est mangé « un peu vert »).
    5 – Si vous préférez, vous pouvez écraser la soupe à la moulinette pour avoir un vrai velouté, ou sinon, si vous êtes comme moi : je préfère la manger avec des morceaux de légumes à mâcher.
    6 – Selon Nicole, on peut ajouter en plus de la crème végétale et aussi une pincée de poivre d'Espelette. Moi j'aime beaucoup ajouter 2 cuillerées de pâte de soja à la place du sel, cela donnera à la soupe un goût doux.

    On peut assaisonner la soupe d'orties comme cela plaît à chacun.


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  • Si le texte vous semble difficile, la recette "soubenn al linard" est facile à traduire/comprendre...Louzoù-fall pe louzoù mat ha lipous **

    Ar ger «louzoù» e brezhoneg a zo kozh-Noë. Dont a ra eus ar brezhoneg-kozh hag e talvez kement ha «legumaj», plant da zebriñ pe blant da bareañ an dud (plantes médicinales). Lavarout a reer c'hoazh «louzoù-kegin» evit al louzoù debradus. Tamm-ha-tamm eo bet cheñchet ar ster, hag e vez implijet evit komz eus ar «medikamantoù», kachedoù pe seurt traoù. Met se zo deuet nevezoc'h er yezh.

    Ur ster all a glever alies hiziv an deiz a zo komz eus plant fall, eus louzoù-fall al liorzh. Met en gwirionez, kalz dionte a c'hell bezañ implijet er medisinerezh pe evit bouetañ ac'hanomp. Kollet eo bet al lodenn vrasañ eus ar ouiziegezh-se. Lavaret e vez louzoù-fall bremañ e plas lavarout louzoù dizanav pe louzoù ankouaet o zalvoudegezh. Gwechall-gozh e ouie mat an dud diwar ar maez petore seurt perzhioù mat pe fall e c'halle kaout al louzaouenn-mañ louzaouenn dre ma oa tostoc'h an dud ouzh an natur.

    E brezhoneg, ez eo ar ger louzoù un anv a-stroll, da lâret eo, e vez implijet pa gomzer diwar-benn meur a blantenn, ur familh, ur rummad plant. Pa gomzer eus unan hepken e vo implijet kentoc'h ar ger «louzaouenn», hag un dra dedennus-kaer eo klask ar ger er geriadur. Gwelet a refet pegen pinvidik eo ar c'heriaoueg diwar ar ger-se: louzaouenn an derzhienn, louzaouenn an daoulagad, louzaouenn ar paz, louzaouenn ar gouli ha kement 'zo… E giz-se e weler pinvidigezh gouiziegezh an dud gwechall war al louzoù hag an natur. Ret eo deomp deskiñ digant ar re-gozh a zo en-dro dimp hag a oar c'hoazh ouzh an traoù-se, a-raok ec'h afe ar skiant-se da get da viken. Hiziv an deiz ez eo troet kalz an dud gant al louzoù evit meur a abeg: evit 'n em louzaouiñ ha pareañ gant traoù naturel e plas al louzoù «chimik», kachedoù, hag all, hag all… Diouzh ar c'hiz eo bremañ ivez mont da zastum plant ha da debriñ anezhe warlerc'h. Un doare dispar eo evit ober anaoudegezh gant an endro, gant ar plant hag evit cheñch hor sell warne. Ne weler ket al liorzh nag ar c'hleuzioù er memes doare ken ur wech tapet skiant-prenet diwar-benn al louzoù. Saladenn ha legumaj a vez kavet e pep lec'h a-benn ar fin. Ur santadur brav ha plijus davat eo.

    Koulskoude e vez ret diwall memes tra kar dañjerus e c'hell bezañ pa 'z eer hardizh da dastum plant hep tamm skiant-prenet ebet. Furoc'h e vez studiañ ha deskiñ en a-raok dre al levrioù, dre valeadennoù ambrouget gant tud varrek. Neuze ur wech boazet da anavezout al louzoù a-hed ar bloaz, e c'heller mont hardizh da louzoua evit fardañ meuzioù lipous. Rak ret eo gouzout n'he devez ket ul louzaouenn ar memes neuz e-pad ar goañv pa weler a-boan he delioù hag e-pad an hañv pa vez en he bleuñv. War ar marc'had, pa vezer o tastum louzoù lipous en hol liorzh, er c'hoadoù pe war an aod, e vez alanet aer fresk. Staliet e vez darempredoù gant al louzoù a zo disheñvel diouzh ar reoù hon bez kustum pa 'z eomp d'ober komisionoù er gourmarc'hadoù. Gant an doare da vevañ hiziv an deiz ha gant mont endro ar gevredigezh a-vremañ, ne van ket kalz a amzer evit seurt faltazi. Ha neuze pa gemerer un tamm amzer d'ober un tamm tro er c'hoadoù da gutuilh louzoù, e vez adkavet al liamm a zo bet drailhet etre an dud hag an natur. Penaos dont da vezañ barrek war al louzoù lipous kuit d'ober sotonioù ? Tamm-ha-tamm e vez graet ar vragoù da Yann, da lâret eo, ez eo arabat mont re vuan, da gentañ e vez graet gant ar pezh a gaver tro-dro deomp, hag e vimp (vefomp) barrekoc'h-barrekañ da anavezout al louzoù a fell deomp dastum, implij ha keginañ war ar pemdez.

    Soubenn al linard giz «Nikol» (evit 4 den)

    Pegoulz e vez debret ar soubenn-mañ ? En nevez-am-zer; en ho liorzh pe en natur, pa vez aes kavout delioù linard forzh pelec'h, e c'hellfet fardañ ar soubenn-se. Tañvaet am boa ar rekipe-mañ gant ur vignonez anvet Nikol. Tremen 20 vloaz 'zo eo deuet da vezañ vejetalianez. Ne baouez ket james da ijinañ rekipeoù nevez ken koulz an eil hag egile. Trugarekaat an ran anezhi da gas din kement a soñjoù nevez da souezhañ ac'hanon. N'ouzon ket pet gwech ez (ec'h) eo c'hoarvezet se en ur ober un toullad bloavezhioù, ha me o tañva rekipeoù nevez ganti. Neuze, setu soubenn al linard:

    Aozennoù: * 2 volennad linard * 1 penn-ognon * 1 batatezenn * 1 werennad piz-fer pe ur seurt piz all a blij deoc'h, piz sisez*, da skouer, pe fav gwenn* 1,5 L dour * Holen pe miso (toaz soja göet) ha spisoù hervez ho c'hoantoù

    Pazennoù:

    1 – Lakait ar piz-fer da drempañ 12 eurvezh, cheñchit an dour ha laoskit a-gostez.

    2 – Miñsit ar penn-ognon munut, dibluskit pe peilhit ar patatez ha troc'hit anezhe a dammoù bihan ha laoskit a-gostez. Gwalc'hit an delioù linard ha troc'hit anezhe munut ivez.

    3 – Rouzit an ognon gant un dakenn eoul e-barzh ur gaoter, ha pa vezont rouzet ha livet brav, ouzhpennit ar piz-fer a zo bet lakaet en tremp mui ul litrad hanter a zour. Goude ur pennad lakait ar patatez e-barzh ivez. Hag e fin tout, e vo lakaet an delioù linard.

    4 – Evit echuiñ ganti, laoskit a-boan 5 munutenn war an tan dous-tre (miret e vez gwelloc'h vitaminoù al linard pa vez debret kriz).

    5 – Ma kavit gwelloc'h en ober, e c'hallit malañ ar soubenn gant ur valerez a-benn kaout ur wir «velouté», peotramant, ma 'z ('c'h) oc'h eveldon, e kavan dispar debriñ soubenn gant tammoù legumaj da chaokat.

    6 – Hervez Nikol, e c'heller ouzhpennañ koaven-plant hag ivez ur meudad skilbebr Espeleta (Bro-Vask). Me a blij din kalz lakaat div loaiad miso ouzhpenn e plas an holen, ur vlaz c'hwek a ro d'ar soubenn.

    Gallout a reer sasuniñ soubenn al linard evel e plij da bep hini !

     Timothée Messager lesanvet «Tim Lipous»

    Timothée Messager, 29 ans, habite Lannion (22). Animateur culinaire autour de la cuisine végétale.
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    soubenn al linard.  Soubenn al linard.

     

    Gerioù diaez

    Kozh-Noë: très ancien
    louzoù-kegin
    : légumes
    debradus: mangeable
    louzoù-fall: mauvaises herbes
    dionte: T, dioute, deus oute, anezhe ; d'entre eux
    louzaouenn: plante (sing.)
    refet: T, reot; vous ferez
    c'heriaoueg: geriaoueg; vocabulaire
    derzhienn: terzhienn; fièvre
    paz: gwaskenn; toux
    gouli: plaie
    gouiziegezh: savoir, connaissance
    louzaouiñ: panser, soigner
    chimik: chimique
    santadur: sentiment
    ambrouget: accompagner
    louzoua: chercher des plantes
    neuz: aspect
    hon bez: T 'memp; nous avons
    gourmarc'hadoù: supermarchés
    gutuilh: kutuilh; ramasser
    tamm-ha-tamm e vez graet ar vragoù da Yann: petit à petit l'oiseau fait son nid.
    e vimp: T e vefomp; nous serons
    linard: T, linad; ortie
    rekipe: néologisme recette
    vejetalianez: végétalienne
    piz sisez: pois chiche
    miso: toaz soja göet; pâte fermentée de soja
    spisoù: épices
    miñsit: malit; hachez
    vezont: T vegn; ils sont (forme d'habitude)
    lakaet en tremp: mis à tremper
    laoskit: T, leuskit ; laissez
    'z : particule verbale (ec'h, 'c'h)
    koaven-plant: crème végétale
    skilbebr Espeleta (Bro-Vask): poivre d'Espelette, ville du Pays Basque Nord.
    sasuniñ: assaisonner


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  • Cette traduction est en grande partie due à Jean-Yves qui nous en propisait une version dès  samedi dernier...

    Il y a 250 ans tout juste , naquit un homme à Bonn , en Allemagne qui devait devenir le compositeur le plus réputé d’Europe à l’époque. Son prénom , Ludwig et son nom de famille , Van Beethoven, venait des Pays Bas. Sa mère était une femme douce , calme et sage, aimée par ses enfants. Son père par contre, musicien de métier, était un homme rude, cruel brut et violent. Il donnait des cours de musique à Ludwig mais avait un vice, il buvait beaucoup et dépensait l’argent de la famille dans les bistrots. Il était strict avec Ludwig, car c'était vraiment un musicien de génie, et il l'était ! Il disait qu’il était l’égal de Mozart quand il était petit. S'il avait pu promener son fils comme une bête de cirque à travers l'Europe pour faire des représentations musicales pour la noblesse, il l’aurait fait. Ludwig , cependant était têtu comme pas deux et ne laissait pas son père lui faire avaler des couleuvres.

    L’adolescent aimait une voisine en cachette et allait souvent la voir pour bavarder et se conter leur petite vie, lui apprendre le piano et lui donner des concerts à elle et à sa famille. Il y avait de l’amour entre eux mais une sorte d’amour romantique et platonique. Toute leur vie , ils s'aimèrent de près ou de loin, hélas séparés qu'ils furent quand Ludwig partit à Vienne faire ses études. Plus d’une fois , il lui arriva d'aimer une femme ou une autre , mais hélas son caractère était si mauvais , qu’il piquait une colère et la rupture (fâcherie) venait après cela. Alors , l’homme était malheureux et cherchait en prétextant une raison (attitude) ou une autre à s’excuser mais plus d’une fois, il était trop tard et se cassaient les relations .

    Quand il devint un peu plus âgé, à la fin de son adolescence, il quitta Bonn pour rejoindre Vienne et perfectionner sa musique avec Haydn, un compositeur célèbre. Là, il eut tout seul une bonne réputation. Voilà en résumé ce qu’il écrivit quand il était à Vienne. Il écrivit là la plus grande partie de son œuvre. En tout il a arrangé ou composé quelques cinq cent œuvres, dont neuf symphonies majeures (et peut être la matière pour une dixième). Certaines œuvres sont mille fois connues comme la Lettre à Élise. Il y a aussi « La Sonate au Clair de Lune », terminée en 1801 et offerte à son élève, la comtesse Giuliette Guicciardi : « Le changement m’est venu , dit Beethoven, parce que je suis aimé par une femme douce et superbe et que j’aime aussi ». La Cinquième symphonie est souvent entendue et la Neuvième est devenue en partie l’hymne européen : c'est « L’hymne à la Joie » qui a été traduit en breton par Jacques Konan et chanté plus d’une fois dans les écoles Diwan, par exemple au mois de janvier 2020 lors du vingtième anniversaire des écoles Diwan à Saint-Brieuc avec deux cents d’entre eux . C’était impressionnant.

    Quelles sortes de pensées politiques nourrissait-il ? Une chose est sûre, il était un révolutionnaire éternel dans sa pensée, fatigué qu’il était des manières des gens nobles et riches. Il en vint à être d’accord avec Napoléon Bonaparte quand celui-ci était du côté de la révolution française et des bonnes idées à l’égard de la démocratie et opposé à la noblesse. Cela correspondait aux croyances révolutionnaires influencées par les philosophes ; « La tempête et la passion », un mouvement dans lequel étaient beaucoup de jeunes en Allemagne à cette époque-là. Il fut très dépité quand napoléon devint empereur !

    Beethoven tomba malade en 1796 d’une sorte de méningite qui détruisit son ouïe Il avait 28 ans et était très célèbre. En 1800 il sentit son ouïe se dégrader, malgré cela il ne deviendra complètement sourd qu’à la fin de sa vie. C’était une chose épouvantable pour un musicien comme lui, rester sans entendre la musique qu’ il avait dans sa tête. En plus , il avait été battu par son père quand il était petit. C’est pour cela qu’il était sûrement enclin à avoir des dépressions et avoir envie de se suicider. L V B était un homme plein d’énergie avec un esprit angoissé. Peut-être cette souffrance bouillait en lui et le faisait écrire des œuvres si belles, si brillantes et enflammées.

    On dit aussi qu’il était dans le mouvement des musiciens romantiques. LVB n’était pas confiné pourtant dans une seule sorte de musique, il a emmené la musique vers le monde d'aujourd'hui, de la liberté sensible et fougueuse en même temps, et on entend aussi quand on écoute soigneusement qu’il y a des morceaux de musique classique juste à côté des musiques romantiques, et on dit même que certains morceaux s’approchaient du jazz. Il a été un maillon, d'une grande sensibilité, d'une ingéniosité supérieure, un qui mit les musiques à changer et à devenir petit à petit ce qu'elles sont au jour d'aujourd'hui.


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    Ludwig van Beethoven (1770-1827)250 vloaz 'zo just, e c'hanas un den e Bonn, e Bro-Alamagn, a oa da zont da vezañ brudetañ sonaozour Europa d'e goulz.
    E anv-bihan, Ludwig, hag e anvfamilh a oa unan deuet eus an Izel-Vroioù, van Beethoven.

     

    E vamm a oa ur plac'h dous, sioul ha fur, karet gant he bugale. E dad avat, hag eñ muziker a-vicher, a oa un den garv, kriz ha feuls. Ober a rae skol-vuzik da Ludwig, met un tech fall en devoa, evañ a rae kalz ha dispign arc'hant an tiegezh en ostalerïoù. Strizh e veze gant Ludwig dre ma oa ur soner dreist-donezonet, hag e oa ! Lavarout a rae e oa par da Mozart pa oa bihan. M'en dije gallet pourmen e vab evel ul loen sirk dre Europa da ober abadennoù sonerezh evit tud an noblañs en dije graet. Ludwig avat a oa pennek ha daou-revrek ha ne laoske ket e dad da dremen lost al leue dre e c'henoù !

     

    Karout a rae ar c'hrennard dre guzh un amezegez hag ez ae alïes d'he gwelet da glakenniñ ha da gontañ o zammig buhez, da zeskiñ dezhi son piano ha da ober sonadegoù dezhi ha d'he familh. Karantez a oa etreze met ur seurt karantez roman-tel ha platonek. E-pad o buhez en em garjont a-dost pe a-bell, siwazh disrannet e voent pa 'z eas Ludwig kuit da studiañ da Vienna. Meur a wech e c'hoarvezas dezhañ karout plac'h pe blac'h met siwazh e oa ken fall e garakter, ken e save en e wezenn uhelañ hag e veze fachiri alïes goude se. Neuze e veze maleürus ar paotr hag e klaske en em zigareziñ e stumm pe stumm met meur a wech e veze re ziwezhat hag e torre an darempredoù.

     

    Pa voe un tamm koshoc'h e fin e grennardïezh e kuitaas Bonn da vont davet Vienna da beurzeskiñ ar sonerezh gant Haydn, ar sonaozour brudet. Eno e teuas eñ e-unan da gaout anv-mat. Setu berr-ha-berr ar pezh a skrivas pa oa e Vienna. Skrivañ a reas eno al lodenn vrasañ eus e oberenn. Etre holl, en deus aozet pe gompozet ur pemp kant oberenn bennak, en o zouez nav simfonienn veur (ha marteze dafar evit un dekved). Darn eus e oberennoù a zo milanavezet evel «Lizher da Eliza». Bez' ez eus ivez «Sonedenn an heol-loar», bet echuet e 1801 ha kinniget d'e zeskardez, ar gontez Giulietta Guicciardi : «Ar cheñchamant a zo deuet ennon, eme Veethoven, a zo dre ma 'z on karet gant ur plac'h dous ha dispar hag a garan ivez». Ar Bempved simfonïenn a vez klevet alïes hag an Naoved a zo deuet ul lodenn anezhi da vezañ kanenn Europa. «Kanenn d'al Levenez» eo, bet troet e brezhoneg gant Jakez Konan ha kanet meur a wech gant skolidi Diwan, da skouer, da geñver ugentvet deiz-ha-bloaz skolioù Diwan e Sant-Brieg gant daou c'hant anezhe. Fromus e oa.

     

    Petore seurt soñjoù politikel a vage anezhañ ? Un dra zo sur, e oa ur reveulzi peurbadus en e spered skuizhet ma oa gant doareoù an noblañs hag an dud pinvidik. Dre se e teuas da vezañ a-du gant Napoleon Buonaparte pa oa hemañ a-du gant ar Reveulzi C'hall, ha soñjoù mat e-keñver an demokratelezh hag a-enep d'an noblañs. Klotañ a rae se gant e gredennoù dispac'hel levezonet gant prederourien «an tourmant hag an entan», ul luskad a oa ennañ kalz a dud yaouank e Bro-Alamagn d'ar c'houlz-se. Un dipit bras e voe evitañ pa deuas Napoleon da vezañ Impalaer !

     

    Kouezhañ a reas klañv Beethoven e 1796 gant ur seurt tanijenn-empenn a zistrujas e gleved. Eizh vloaz warn-ugent e oa ha brudet bras. E 1800, e santas e gleved o vont war fallaat, daoust da se ne voe bouzar-lech nemet e fin e vuhez. Un dra spontus e oa se evit ur muziker eveltañ chom hep klevout ar sonerezh a oa en e benn. Ouzhpenn-se e oa bet pilet gant e dad pa oa bihan. Se zo kaoz e oa techet moarvat da gaout diwaskadennoù ha da gaout c'hoant d'en em lazhañ. Ludwig van Beethoven a oa un den leun a virvilh ennañ gant ur spered ankeniet. Marteze ez eo bet wazh eus se alïes met evelkent ez eo marteze an tan-se a verve ennañ hag a lakae anezhañ da sevel oberennoù ken kaer, gwall luziet alïes ha ken entanus.

     

    Lavaret e vez e oa eus luskad ar sonerien romantel. Ne oa ket bac'het Ludwig van Beethoven avat en ur seurt sonerezh hepken, kaset en deus ar muzik war-du ar bed a-vremañ, war-du ar frankiz tener ha feuls war ar memes tro, ha klevet e vez pa selaouer ervat ez eus tammoù sonerezh klasel e-tal kichen ur sonerezh romantel ha zoken e vez lavaret gant darn e oa o tostaat ouzh an jazz. Ur mailh, kizidik-spontus, ijin-dreist ennañ eo bet, unan a lakaas ar sonerezh da cheñch ha da zont da vezañ tamm-ha-tamm ar pezh ez eo en deiz a-hiziv.

     

    Gant Gireg Konan - Le Tregor - 16 a-viz ebrel 2020

     

    GERIOÙ DIAES

    sonaozour : compositeur
    an Izel-Vroioù : les Pays-Bas
    tech fall : une mauvaise habitude, vice
    dreist-donezonet : un génie
    pennek ha daou-revrek : litt. Têtu avec deux-culs !, têtu comme pas deux
    da dremen lost al leue dre e c'henoù ! : Passer la queue du veau dans la bouche !, lui faire avaler des couleuvres.
    c'hrennard : krennard ; adolescent
    e save en e wezenn uhelañ : monter dans le plus grand de ses arbres !, piquer une crise
    grennardïezh : krennardïezh ; adolescence
    aout anv-mat : avoir bonne réputation
    dafar : matériel
    kanenn : chant, ici hymne (Hymne à la Joie)
    demokratelezh : démocratie
    an tourmant hag an entan : la tempête et la passion
    luskad : mouvement
    tanijenn-empenn : méningite
    gleved : l'ouie
    bouzar-lech : complètement sourd diwaskadennoù : dépressions
    virvilh : birvilh ; bouillonnement, énergie
    bezañ wazh eus : bezañ gwazh eus/ a ; souffrir de
    oberennoù : oeuvres (opus)
    e-tal kichen : juste à côté.

     

     


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  • La traduction que nous vous proposons est le plus proche possible du texte, ne la prenez pas pour une leçon de Français !

    Un mal pour un bien

    (Il n'y a aucun mal qui ne ferait du bien d'un côté quelconque)

    Perros-Guirec, le 25 mars 2020. 9 heures du matin.

    Où sont passés les gens ? Je suis sorti devant ma maison pour manger mon petit-déjeuner. Je n'entends aucun bruit avec les gens aujourd'hui. Effet du coronavirus ? Sûrement. Ils ont commencé, parce qu'ils sont «attrapés» par la peur, à être terriblement obéissants. Interdit comme-ci, interdit comme ça ! Le Président E.M., et ses ministres K. et B. savent ce qui est bon pour nous. Parce qu'ils ont de sages propos, nous obéissons. Il n'y a plus que ça à faire.

    On n'entend aucun bruit de loin ni de près. Motos ? Muettes. Voitures ? Muettes. Avions ?. Muets. Camions ? Muets. Ateliers ? Muets aussi (Ce n'est pas plus mal !). Tracteurs ? Aucun. Débroussailleuses, tronçonneuses, taille-haies (de ronces) ? Muets aussi !

    Alors en regardant la route au-dessus du talus, il n'y a personne à se balader ni promener son chien. Personne à courir. Personne à vélo. Il est défendu d'aller à plus d'un kilomètre de la maison maintenant. Il faut rester sur sa parcelle, confiné ! Si je ne deviens pas fou à la fin. Et moi qui me plains sans raison, j'ai la chance d'avoir la Nature autour de ma maison. Pensons aux pauvres malheureux vivant dans des immeubles dans les grandes villes. Chacun, chaque famille doit rester dans son «trou», «confiné dans sa caverne», comme ici, à Perros-Guirec à Kerwalan, à Lannion du côté de Saint-Elive, à Guingamp au Roudourou et à Pontanezen à Brest... S'ils ne deviennent pas tous fous, et il y a de quoi !

    Klevet e vez simfonienn an Natur…On entend la symphonie de la nature...

    Notre pays est comme figé, comme un pays endormi après l'explosion d'une bombe atomique. Des idées noires me viennent. Peut-être est arrivée la dernière année de ma vie ? Si j'attrape cette vilaine maladie ce sera mon dernier printemps. Adieu mes parents, famille, amis, les câlins, les rires, les jolies filles, les festoù-noz, le sport à la télé ! J'ai «fermé sa gueule à ma radio », «tué» l'ordinateur, la télé (un bon prétexte pour vous dire que je n'ai pas de télé !). Plus de conversation téléphonique avec personne, par dessus tout « l'isolation à 1 euro» commençait à beaucoup m’énerver. Ouf !

    Je pense pourtant aux gens qui me plaisent; ceux que j'aime, confinés aussi comme nous. Chaque homme est devenu un Robinson seul sur son île, «I am a rock, I am an island» (chanson de Simon & Garfunkel). Dans quelles conditions serons-nous, dans quinze jours, un mois, deux mois en confinement ? J'ai peur que seront changés nos caractères! Grâce si nous ne devenions pas plus fou, plus méchants, plus vilains, plus vieux ! Peut-être, si c'est la volonté de Dieu, ce sera le contraire, nous deviendrons assagis, plus gentils, plus aimables, plus jeunes ? Qui sait ? C'est difficile d'envisager ou de prédire. Le futur est le futur, comme le dit le vieux président de Diwan !

    Au milieu de tout, je porte intérêt à la beauté du temps, un peu froid, mais le soleil commence à chauffer dans la journée. Tout de suite, je suis «comme un coq-en-pâte» (dans me farine). J'ai une orange entre les doigts. Sur ma paillasse je la pèle et commence à manger doucement des quartiers, l'un après l'autre, en crachant un pépin de temps en temps dans mon massif d'hortensias à côté de la crèche (étable) qui me sert de chambre d'amis.

    Tio, tio, il fait nuit / Personne n'entend / Endormi il est / Meut, muet, muet / Aucun bruit / A travers le monde et les bois / Et les campagnes / Que le bruit des feuilles / Tremblant avec la brise / Que les chiens qui hurlent au milieu de la nuit sombre / Que le bruit des grenouilles / Dans le cloaque coassant / Avec leurs voix enrouées / Que le bruit de l'eau dans (le canal étroit qui mène l'eau au moulin) / Tombant sur la roue du moulin. Ainsi parlait le barde «Bleiz Nevet» (Nevet: Grande famille de Cornouaille). J'avais appris cette poésie par cœur quand j'étais petit.

    Il n'y a aucun bruit avec les gens comme je vous le disais, mais on entend la symphonie de la nature, quasiment assourdissante. Les petits petit-oiseaux chantent et gazouillent, en construisant leurs nids: moineaux, mésanges charbonnières, rouge-gorges, merles, grives... Les corneilles piaillent, les pigeons roucoulent et volent lourdement d'arbre en arbre. Un coq en plus on entend chanter joliment du perchoir à poules qui est près de la maison de «Jacques les Patates» à travers la petite vallée. Entendre on fait la clameur des goélands dans le champ non loin de moi, car nous sommes près de la mer. Un pic-vert est en train de marteler un vieux tronc quelconque dans le bois du petit château (manoir) Krec'h Gwegan. La plupart, avant l'arrivée du virus, n'était plus entendue du tout avec la vocifération du monde. Maintenant, si! Et moi, assis sur mon banc, mangeant mon fruit exquis, au soleil au milieu d'un concert sans fin!

    Wow, me disais-je tout seul, de retour nous serions au « Paradis sur Terre » ?


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